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En outre, la vitesse relative de rapprochement des deux flottes, associée au manque de visibilité déjà mentionné, pourrait expliquer en partie pourquoi les Japonais pensaient poursuivre des porte-avions d'escadre filant à 30 noeuds, et non des porte-avions d'escorte presque deux fois moins rapide. Ceux-ci évoluaient à 17,5 noeuds mais sans jamais trop s'éloigner de l'axe général de marche. À l'inverse, les bâtiments japonais ne cessèrent quasiment jamais de manœuvrer, que ce soit pour esquiver les attaques de surfaces ou aériennes. Comme vu plus haut, les Japonais avaient aussi identifié les destroyers américains comme des croiseurs et ne reviendront jamais sur cette méprise. Exposer une « telle flotte » ennemie à ses propres canons d'artillerie ne firent que conforter Kurita qu'il fonçait droit dans un piège, un sentiment accentué par l'apparition des navires de Taffy 2 dans la seconde moitié de la bataille, qui sera un des éléments déclencheurs de sa décision d'interrompre le combat, un arbitrage également renforcé par la réception du message de contre-amiral Shima indiquant son repli du détroit de Surigao.
Sources : fr.wikipedia.org
==== Tergiversations de Kurita ==== Alors que les porte-avions survivants de Taffy 3 marchaient cap au sud à 15 nœuds pour panser les plaies, le contre-amiral Felix B. Stump de Taffy 2 lançait encore ses avions sur la flotte nippone ; vers 9 h 35, 12 Avenger et 8 Wildcat décollèrent sans encombre malgré un vent de travers. Vers 9 h 50, quatre Avenger ciblèrent le Chikuma qui reçut une torpille à l'arrière bâbord endommageant une hélice et le gouvernail, ce qui rendit le croiseur ingouvernable.
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Avant de repartir à l'attaque, car telle était alors l'intention du vice-amiral Kurita, il lui apparut nécessaire de faire le point sur la situation des autres forces à la mer. Mais à ce moment là, le vice-amiral Ozawa était dans l'incapacité de communiquer correctement depuis le Zuikaku, et aucune information n'était encore parvenue sur le sort de la force du vice-amiral Nishimura. Pendant deux heures, les navires japonais effectueront une course très erratique, signalés marchant au nord, mais aussi par deux fois à l'ouest, et toujours à quelques heures de marche du golfe de Leyte. Ceci ne manquait pas d'inquiéter le vice-amiral Kinkaid, surtout dans la seconde situation, d'autant que l'aviation terrestre japonaise profita de l'engagement au large de Samar pour bombarder les troupes à terre jusqu'à Tacloban. Le commandant de la VIIe Flotte ne cessera d'envoyer des messages alarmistes à Halsey, et comme vu plus haut, le TG 38.1 du vice-amiral McCain faisait route au plus vite pour contrer la Force centrale japonaise. Kinkaid donna également ordre au contre-amiral Oldendorf d'envoyer une partie de ses navires contrer celle de Kurita, une décision désespérée en réalité, car tous savaient pertinemment que la Task Group 77.2 n'avait quasi plus de munitions, et que jamais ces navires n'arriveraient à temps pour barrer la route des Japonais. En d'autres termes, la flotte nippone était totalement en mesure de pilonner la tête de pont américaine comme bon lui semble. Cependant, Kurita ne disposait en réalité que de peu d'informations.
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Les hydravions d'observation avaient été débarqués et envoyés à San Jose (en) (Mindoro) et seuls subsistaient les appareils du Yamato. Compte tenu du retard pris depuis la veille en mer de Sibuyan et au large de Samar, le vice-amiral avait alors de bonnes raisons de penser que les transports américains auraient quitté la proximité des plages de débarquement. Se présenter en début d'après midi dans le golfe de Leyte ne bénéficiait plus de l'avantage de la surprise, et s'y aventurer sans connaître la position des porte-avions d'escadre américains revenait à « sauter dans un piège de l'ennemi ». Sa flotte disposait encore de quatre grandes unités en bonne condition de combat, de croiseurs lourds et légers et dix destroyers. Kurita considéra alors que la priorité n'était plus d'attaquer des forces amphibies, mais de rechercher le contact avec les autres porte-avions d'escadre ennemis, car les dégâts infligés à quatre de ses croiseurs l'avaient conforté dans l'idée que les bâtiments qu'il venait d'affronter en faisaient partie. Au demeurant, abandonner le pilonnage des plages de débarquement allait dans le sens souhaité par certains officiers, comme son chef d'état-major, le contre-amiral Koyanagi (en).
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